Réflexion sur l'écriture

 

Bientôt, vous ferez la connaissance de la jeune femme dont je vous ai parlé...

Mais si, vous savez, celle qui est venue passer ses vacances chez elle, en Auvergne, dans la maison dont elle a hérité de ses parents. 

Vous vous souvenez ? Elle habite Bordeaux. Chaque année, elle vient à Vic sur Cère, à la fin du mois d'août. 

Mais cette année, c'est différent, elle est venue plus tôt, parce qu'elle a trouvé une lettre à Noël, une lettre qui ne la laisse plus dormir.

Sur ce bout de papier, quelques lignes, qui peuvent sembler banales. Pourtant, elle a

l'intime conviction que ce message, une fois qu'elle l'aura décodé, va bouleverser son existence... 

Elle s'appelle Catinou.

Catinou, mon nouveau roman, Editions 'La Flandonnière', sera disponible à partir du 18 mai prochain.

 

 

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Le ciel mauve pleut des larmes de fièvre. J'attends tes bras, comme des frui​ts mûrs, comme des perles de tendresse. Je te réclame, de tout mon être. Le jour peine à s'identifier. Rien ne m'est essentiel, si ce n'est ton regard, ta voix, ta peau. Le drap de ta présence tiré sur mes épaules, comme un châle de complétude. Rien ne m'arrivera s'il reste un bout de toi au travers de l'espace, un parfum, un souffle, la quintessence. 

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Les ateliers de Fêt'art Théâtre

ont lieu tous les vendredis

de 18h00 à 19h30

Au Centre Culturel du Carladès

A Vic sur Cère

 

Theatre

 

De l'autre côté, il y a l'autre monde.

Celui que l'on perçoit, celui que l'on défend, celui que l'on connait, celui que l'on dénonce.

Le monde des idées, des actes, des pardons, des doutes, des ignorances, des certitudes et des introspections.

De l'autre côté, il y a toi, il y a moi, il y a l'autre, le même, mais différent. Je le crains, je l'aime, je le redoute, mais je l'attends.

Il est mon jumeau, mon contraire, il est mon frère, mon antithèse, l'accord et le paradoxe, le pays de l'imaginaire, la vérité qu'on jette au feu,

Il est le noir, le blanc, le rien, le tout en même temps.

Ce monde est notre monde. Celui que l'on touche du bout des doigts, qu'on prend au creux des mains, qu'on berce contre soi. 

On le regarde, il nous regarde. Quel est le vrai du faux ? 

De quel côté du rideau sommes-nous ? 

Quel est celui qui joue ?

 

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Souvent , un rêve n'est qu'un murmure... Pour l'entendre, il faut faire le silence alentour. 

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Partager un moment de poésie 

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            Evasion immobile,

                    Belle, dans la soie blanche

                                                         D'une aube translucide

                                       Paisible et silencieuse,

                                                             Tu l'entends

                                                                           Ascension déferlante,

                                                                  Impériale...

Extrait du recueil 'Mots d'elles', disponible dans les librairies cantaliennes.

 

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                           Fais ce que tu as à faire sans remettre à demain

Parce que demain n'existe pas.

 

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Donner.

Donner sans rien attendre,

Sans rien espérer.

Aimer.

Tendre son cœur,

Comme on tend la main.

Oublier d’avoir peur,

Puisqu’ on ne risque rien.

Vivre.

Se suffire d’aujourd’hui,

Puisque demain n’existe pas encore,

Et qu’hier n’est déjà plus.

Etre.

Conscientiser l’instant,

S’y ancrer, pour toujours,

Pour que l’instant perdure.

 

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Poetry 8

.../...

Y'avait des soleils qui zigzaguaient sous sa visière, 

Un feu d'artifice pétaradait entre ses oreilles,

Une fête de quatorze juillet battait son plein dans sa cervelle.

Un bal populaire flonflonnait sous son front interdit.

Des mioches euphoriques caracolaient sur les chevaux de bois,

Le bras tendu vers la houppe qui tournoyait au-dessus des têtes blondes,

Au son de la musique de l'orgue de barbarie.

Bref, il était heureux.

Et comme à chaque fois, cet état émotionnel le flanquait d'une béatitude crétine.

Les lèvres entrouvertes sur un sourire niais, la joue rosie par le soleil qui cognait sa pommette, 

Les yeux vidés d'expressivité par une absence prolongée,

Il restait immobile, englué dans sa rêverie.

Jusqu'à ce qu'elle arrive, décidée, péremptoire.

Au premier mot, il se levait, revissait sa casquette sur son crâne.

Comme si ce geste lui permettait de redimensionner son esprit,

Le contraigne à épouser une réalité moins formidable.

En étouffant son imagination sous son couvre-chef,

Sa bouche se fermait, il déglutissait avec difficulté.

Ses prunelles reprenaient contact avec l'environnement

Et ses bras commençaient un va-et-vient cadencé d'un marcheur habitué

A gravir les chemins rocailleux et abrupts de ce pays de misère

Qui l'avait vu grandir, et qui, probablement, le verrait mourir.

 

 

.../...

La violence commence dès le plus jeune âge,

lorsqu'on demande à l'enfant d'être le meilleur,

de dépasser son voisin, son ami, son camarade, son frère.

Nait alors chez lui l'envie de combattre, de vaincre, de tuer...

D'autres ont compris qu'il fallait agir autrement,

Non pas de former par la comparaison et la lutte, mais par la curiosité, l'intérêt,

la compréhension et la tolérance.

Pour que l'apprentissage passe par l'échange et l'entraide,

que chacun s'enrichisse du savoir et de l'expérience de l'autre,

Il faut travailler ensemble, ainsi et seulement ainsi, nous construirons un nouveau monde.

Car celui dans lequel nous vivons est arrivé à un point de non-retour qui demande d'imaginer

d'autres possibles pour laisser une nouvelle place aux vraies valeurs

dont a besoin l'humanité et qui sont bien autre chose que la puissance économique

et le progrès technique. 

Une dimension philosophique et spirituelle est nécessaire à la compréhension

de l'être et à son devenir. 

L'essentiel a besoin de se retrouver au centre des préoccupations. L'essentiel est bien de se considérer les uns les autres,

C'est en eux, à travers le regard de mes pairs, de mes aînés, de mes enfants,

de mes contemporains, de tous ces autres,

qui ne sont pas moi, mais qui me reflètent, m'apprennent, me construisent, que passe ma raison d'exister et d'évoluer.

Je ne suis rien sans eux, je n'existe pas.

Notre terre saigne des blessures de nos actes, soignons-la.

Notre ciel étouffe de nos activités déraisonnables, donnons-lui un second souffle.

Soyons capables de nous regarder avec un regard bienveillant qui puisse dire 

à l'autre combien son existence compte.

.../...

 

                                                     Soyons

                                                               raisonnables,

                                                                             aimons-nous

                                                                                            à la folie !

.../...

Juste un parfum de pas grand chose,

Deux, trois notes de presque rien

C'est trop peu mais ce quelquechose

Me fait mal et me fait du bien.

 Une mélodie de misère

La langueur d'un maigre refrain

Et voilà que mon coeur espère

Même s'il sait que c'est en vain. 

Que vaut la vie sans ce mystère

Que nous réserve le destin

La vie sans amour est chimère

 

.../...

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.../...

Je ne te demande pas si tu es charpentier, médecin, violoniste,

Ni ta couleur de peau, ta taille, ton patronyme.

J'aimerais que tu me racontes la musique de tes rêves,

Au matin d'un printemps inondé de lumière. 

Le rythme de ton souffle quand tu regardes le lac qui scintille.

Le geste précis de ta main qui remonte ton col,

Le bruit de ton pas lourd quand le soir tombe,

A l'orée de décembre, au coeur de la ville.

La larme de soleil qui mouille ton regard à la vue d'un enfant

Qui dort, abandonné, confiant.

L'éclat des rires que tu cueilles dans le jardin de ton enfance.

La joie de danser cette vie, quand elle sait se faire pardonner.

Et aussi, la peur que tu as de mourir sans avoir aimé,

Une dernière fois.

 

.../...

Le jour a eu raison de la nuit. 

L'amour aussi a toujours raison, toujours. 

.../...

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.../...

Donne-moi ta main

Laisse descendre le ciel dans tes yeux

Marchons avec l'assurance d'avoir choisi le bon chemin

Celle d'aller vers notre destinée

Ne te retourne pas

Ce qu'on laisse derrière n'existe plus

Chacun de nos pas est une victoire

Respire la simplicité de cette nouvelle réalité

Fais-la tienne, faisons-la nôtre

Oublions tout le reste

Puisque nous avons compris l'essentiel

Nous savions qu'un jour la vérité nous appellerait

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.../...

Les longs silences épongent les douleurs

Ils étirent le temps, le dissolvent, le diluent.

Viennent les jours nouveaux qui hésitent,

Entrouvant les tentures qui masquent la lumière. 

Eblouis, ils s'inquiètent d'un accueil trop timide.

Bientôt, ils s'étayent, se multiplient, s'inscrivent

Dans un instant qui dure, folâtre, s'éternise.

Ils s'ancrent enfin dans une réalité tangible

Où tout devient limpide, apaisé, et vivant.

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.../...

Je te suis.

Sans rien espérer, sans attendre. 

Comme l'arbre à la forêt,

Comme la lumière à l'aube.

Parce qu'il en est ainsi.

Je te suis.

Même si les questions restent sans réponse

Même si le temps se refuse à l'entracte

Et si les mots sont vains.

Dans l'intervalle de l'absence,

Dans l'instant volé qui n'existe pour personne.

Parce qu'il est un refuge, un ailleurs

Que nous avons fait sanctuaire.

 

 

Ciel mauve vert

.../...

Tombe le vent sur la forêt qui tremble.

La feuille s'est couchée sur le chagrin de l'onde.

Ton visage bascule, ta lèvre tremble un peu.

Va-t'en ! Que fais-tu dans mon rêve ?

Glisse le jour le long de ta joue grise.

Claque la nuit contre la fenêtre entrouverte.

Frappe l'amour sur le tambour de ton silence.

Viens moi ! N'abandonne jamais !

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.../...

Lorsque je lui ai demandé de me raconter 

Elle m'a dit : plus tard.

Une autre fois, elle m'a répondu : un autre jour.

J'ai insisté encore, mais elle a protesté : Pas maintenant.

Je l'ai suppliée, une dernière fois, alors elle a promis : Demain.

Et puis, le soir a grignoté le jour,

Et puis le jour a allumé la nuit,

Et puis l'hiver a dévêtu les bois,

Et puis l'été a fauché les prairies,

Et puis la neige a blanchi ses cheveux

Et puis le temps a effacé l'image

L'oubli a soufflé la lueur de ses yeux

Elle s'est éloignée du rivage.

Je n'ai pas su, elle n'a rien dit.

Alors quelquefois j'imagine...

Sara sarangkot

 

.../... 

Sers-moi donc de ce vin

Rouge vermeil et chaud, tant gorgé de soleil

Qui filtre la lumière, l'habille, la repeint, 

Mon verre prend vie soudain

De sang, à moitié plein

Et il bat, comme un coeur,

Dans ma main qui le tient

La fleur, le fruit, le foin

L'épice, la fougère, s'enroulent en bouquet

S'attardent sur ma langue, conquièrent mon palais,

Jusqu'à ma gorge ouverte et je le laisse aller

Descendre entre mes seins jusqu'au creux de mes reins.

Du verre à moitié plein, il ne reste plus rien

Une larme a coulé sur le bord de la coupe

Elle se laisse glisser de rire ou de chagrin, 

De ce sang qui fait vie, ne reste qu'une goutte

.../...

La pluie du matin s'est chargé des parfums de l'enfance.

Ma peau se gorge d'espérance et je renais.

Je t'offre mon visage pour que tu le façonnes.

Qu'il ressemble à celle que je dois devenir.

Mes yeux ont épuisé leurs larmes de désuétude,

Se sont fermés sur un passé éteint, se sont ravisés.

Ils s'ouvrent de nouveau, intacts, clairs,

Comme un miroir qui perd son tain, et donne accès au monde.

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.../...

 

Le ciel bleu, plus bleu encore, encore bien plus.

Voilà, oui. Ce bleu là. 

Chut, ne dis rien. Ferme un peu les yeux.

Allonge-toi. Respire.

Doucement. Reste. Surtout ne parle pas.

Souviens-toi de ce ciel, souviens-toi de ce bleu.

Respire-le. Tu fais corps avec lui.

Sens comme il t'aspire. Ne résiste pas. 

Vas, envole-toi, toujours plus haut.

Va mon amour.

N'aie pas peur, n'aie plus peur.

Jamais. 

.../...

 

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Le soleil s'est assis sur l'horizon ardent

De son pinceau de feu, a peint un lac de sang

Puis a plongé dans son tableau

Pour qu'il en soit encore plus beau

Au lieu de quoi, l'ombre passant

A volé soleil, lac, pinceau !

De l'oeuvre ne reste qu'un instant

Dans la mémoire des enfants

Qui tous disent : 'Que c'était beau !'

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