Réflexion sur l'écriture

 

Elle...

Elle est assez jeune, enfin, tout est relatif, me direz-vous, mais je dirais qu'elle doit avoir quelque chose comme 38 ou 40 ans...C'est pas si vieux !

Elle est plutôt jolie, avec ses grands yeux verts et ses longs cheveux roux. Elle vient en vacances tous les ans. Dans la maison qu'elle a gardée, qui était à ses parents. 

Une jolie demeure, bâtie dans la tradition des constructions auvergnates. Vous savez, une maison en pierres, avec un toit pentu, en lauzes, et de jolis volets en bois.

Mais elle n'y vient que durant les vacances, l'été en général. Le reste du temps, elle habite bordeaux. Elle ne s'y déplait pas. C'est une ville agréable.

D'habitude, comprenez les deux années précédentes, elle va d'abord passer quelques jours sur la côte avant de venir dans le Cantal, chez elle, enfin, dans cette maison dont elle a hérité à la mort de son père.

Mais cette année, c'est un peu différent parce qu'à Noël dernier, elle a trouvé une lettre à laquelle elle ne comprend rien. Depuis, les mots n'arrêtent pas de tourner dans sa tête.

Elle oublie tout, même les choses essentielles. La nuit, ça la réveille. Impossible de continuer comme ça. Donc, elle est venue ici d'abord. Parce qu'elle ne pouvait pas partir ailleurs sans avoir éclairci cette affaire. Non, c'était pas possible, vraiment pas possible de profiter des vacances.

Elle... C'est Catinou... L'héroïne de mon prochain roman...

Theatre

Reprise des ateliers de Fêt'art Théâtre

Vendredi 21 septembre

de 18h00 à 19h30

Au Centre Culturel du Carladès

A Vic sur Cère

La première séance est une

séance de découverte gratuite !!!

 

 

 

 

Partager un moment de poésie 

Proposition 2 2

            Evasion immobile,

                    Belle, dans la soie blanche

                                                         D'une aube translucide

                                       Paisible et silencieuse,

                                                             Tu l'entends

                                                                           Ascension déferlante,

                                                                  Impériale...

Extrait du recueil 'Mots d'elles', disponible dans les librairies cantaliennes.

 

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'L'amoureuse' paru aux éditions du bord du Lot est en vente.

Je vous invite à cliquer sur le lien pour le découvrir... 

 

 

Poetry 8

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Pour l'année qui commence, je souhaite à tous :

Non pas de voir, mais de regarder

Pas d'entendre, mais d'écouter

Pas de parler, mais de dire

Non pas d'avoir, mais d'être

Non d'attendre, mais d'espérer

Pas de subir, mais d'agir

Pas de douter, mais de croire

Non pas de considérer, mais d'aimer

Parce que notre terre appelle les hommes

A vivre en conscience.

L'heure d'un temps nouveau est arrivée

Soyons prêts.

.../...

La violence commence dès le plus jeune âge,

lorsqu'on demande à l'enfant d'être le meilleur,

de dépasser son voisin, son ami, son camarade, son frère.

Nait alors chez lui l'envie de combattre, de vaincre, de tuer...

D'autres ont compris qu'il fallait agir autrement,

Non pas de former par la comparaison et la lutte, mais par la curiosité, l'intérêt,

la compréhension et la tolérance.

Pour que l'apprentissage passe par l'échange et l'entraide,

que chacun s'enrichisse du savoir et de l'expérience de l'autre,

Il faut travailler ensemble, ainsi et seulement ainsi, nous construirons un nouveau monde.

Car celui dans lequel nous vivons est arrivé à un point de non-retour qui demande d'imaginer

d'autres possibles pour laisser une nouvelle place aux vraies valeurs

dont a besoin l'humanité et qui sont bien autre chose que la puissance économique

et le progrès technique. 

Une dimension philosophique et spirituelle est nécessaire à la compréhension

de l'être et à son devenir. 

L'essentiel a besoin de se retrouver au centre des préoccupations. L'essentiel est bien de se considérer les uns les autres,

C'est en eux, à travers le regard de mes pairs, de mes aînés, de mes enfants,

de mes contemporains, de tous ces autres,

qui ne sont pas moi, mais qui me reflètent, m'apprennent, me construisent, que passe ma raison d'exister et d'évoluer.

Je ne suis rien sans eux, je n'existe pas.

Notre terre saigne des blessures de nos actes, soignons-la.

Notre ciel étouffe de nos activités déraisonnables, donnons-lui un second souffle.

Soyons capables de nous regarder avec un regard bienveillant qui puisse dire 

à l'autre combien son existence compte.

.../...

 

                                                     Soyons

                                                               raisonnables,

                                                                             aimons-nous

                                                                                            à la folie !

.../...

Se retourner encore une fois, mettre en lumière la vaste scène

Faire un gros plan sur un détail, sur un visage,

Rectifier un geste, ôter le maquillage,

Reprendre les dialogues, les actualiser, 

Qu'ils soient plus denses, plus forts, plus vrais.

Rayer une ou deux phrases, flouter un regard noir,

Oublier la dispute, s'en tenir à la paix, et rester, encore...

Mettre quelques couleurs, des parfums, et ajouter le temps.

Le faire autre, le faire sien, le faire nôtre,

Pour un jour, pour toujours, 

Si le temps le veut bien.

Réajuster la robe, boutonner un gilet, mais quitter le faciès.

Ne plus être le roi, ni le Dieu, ni la bête,

Ni la belle aux grands yeux, ni l'élève, ni le maître.

Juste soi, juste là.

Se rencontrer, se voir, se retrouver,

Dans le miroir, enfin se reconnaître.

.../...

Si seulement le ciel pouvait s'étendre de tout son long sur la terre

Si ses bras pouvaient m'enlacer et me bercer... doucement

.../...

Que cherches-tu ? Qu'espère-t-il ? 

Et vous, qu'en croyez-vous ? 

Se pourrait-il que tout-à-coup... 

Qui aurait encore cette audace ?

Qui oserait ? Toi ? Lui ? Nous tous ?

Et pourquoi pas ? 

Si on le voulait, vraiment, alors peut-être...

Parce que la vie n'est pas celle-là.

Nous le savons bien, nous le savons tous. 

Regarde-la qui se débat, qui crie, qui hurle.

Elle, si majestueuse, si essentielle, tellement précieuse.

Qu'avons-nous fait ? 

Dis, qu'avons-nous fait ?

Dis-moi qu'il n'est pas si tard,

Dis-moi qu'il n'est pas trop tard.

S'il-te-plait. Essayons. Pour lui, pour toi, pour nous.

Donnons-lui une chance, tous ensembles.

Non, pas demain. Maintenant, tout de suite. Ici.

Merci de me dire oui. Merci de dire oui à la vie.

Parce que demain doit commencer aujourd'hui.

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Je ne te demande pas si tu es charpentier, médecin, violoniste,

Ni ta couleur de peau, ta taille, ton patronyme.

J'aimerais que tu me racontes la musique de tes rêves,

Au matin d'un printemps inondé de lumière. 

Le rythme de ton souffle quand tu regardes le lac qui scintille.

Le geste précis de ta main qui remonte ton col,

Le bruit de ton pas lourd quand le soir tombe,

A l'orée de décembre, au coeur de la ville.

La larme de soleil qui mouille ton regard à la vue d'un enfant

Qui dort, abandonné, confiant.

L'éclat des rires que tu cueilles dans le jardin de ton enfance.

La joie de danser cette vie, quand elle sait se faire pardonner.

Et aussi, la peur que tu as de mourir sans avoir aimé,

Une dernière fois.

 

.../...

Le jour a eu raison de la nuit. 

L'amour aussi a toujours raison, toujours. 

.../...

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Donne-moi ta main

Laisse descendre le ciel dans tes yeux

Marchons avec l'assurance d'avoir choisi le bon chemin

Celle d'aller vers notre destinée

Ne te retourne pas

Ce qu'on laisse derrière n'existe plus

Chacun de nos pas est une victoire

Respire la simplicité de cette nouvelle réalité

Fais-la tienne, faisons-la nôtre

Oublions tout le reste

Puisque nous avons compris l'essentiel

Nous savions qu'un jour la vérité nous appellerait

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.../...

Les longs silences épongent les douleurs

Ils étirent le temps, le dissolvent, le diluent.

Viennent les jours nouveaux qui hésitent,

Entrouvant les tentures qui masquent la lumière. 

Eblouis, ils s'inquiètent d'un accueil trop timide.

Bientôt, ils s'étayent, se multiplient, s'inscrivent

Dans un instant qui dure, folâtre, s'éternise.

Ils s'ancrent enfin dans une réalité tangible

Où tout devient limpide, apaisé, et vivant.

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.../...

Je te suis.

Sans rien espérer, sans attendre. 

Comme l'arbre à la forêt,

Comme la lumière à l'aube.

Parce qu'il en est ainsi.

Je te suis.

Même si les questions restent sans réponse

Même si le temps se refuse à l'entracte

Et si les mots sont vains.

Dans l'intervalle de l'absence,

Dans l'instant volé qui n'existe pour personne.

Parce qu'il est un refuge, un ailleurs

Que nous avons fait sanctuaire.

 

 

Ciel mauve vert

.../...

Tombe le vent sur la forêt qui tremble.

La feuille s'est couchée sur le chagrin de l'onde.

Ton visage bascule, ta lèvre tremble un peu.

Va-t'en ! Que fais-tu dans mon rêve ?

Glisse le jour le long de ta joue grise.

Claque la nuit contre la fenêtre entrouverte.

Frappe l'amour sur le tambour de ton silence.

Viens moi ! N'abandonne jamais !

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.../...

Lorsque je lui ai demandé de me raconter 

Elle m'a dit : plus tard.

Une autre fois, elle m'a répondu : un autre jour.

J'ai insisté encore, mais elle a protesté : Pas maintenant.

Je l'ai suppliée, une dernière fois, alors elle a promis : Demain.

Et puis, le soir a grignoté le jour,

Et puis le jour a allumé la nuit,

Et puis l'hiver a dévêtu les bois,

Et puis l'été a fauché les prairies,

Et puis la neige a blanchi ses cheveux

Et puis le temps a effacé l'image

L'oubli a soufflé la lueur de ses yeux

Elle s'est éloignée du rivage.

Je n'ai pas su, elle n'a rien dit.

Alors quelquefois j'imagine...

Sara sarangkot

 

.../... 

Sers-moi donc de ce vin

Rouge vermeil et chaud, tant gorgé de soleil

Qui filtre la lumière, l'habille, la repeint, 

Mon verre prend vie soudain

De sang, à moitié plein

Et il bat, comme un coeur,

Dans ma main qui le tient

La fleur, le fruit, le foin

L'épice, la fougère, s'enroulent en bouquet

S'attardent sur ma langue, conquièrent mon palais,

Jusqu'à ma gorge ouverte et je le laisse aller

Descendre entre mes seins jusqu'au creux de mes reins.

Du verre à moitié plein, il ne reste plus rien

Une larme a coulé sur le bord de la coupe

Elle se laisse glisser de rire ou de chagrin, 

De ce sang qui fait vie, ne reste qu'une goutte

.../...

La pluie du matin s'est chargé des parfums de l'enfance.

Ma peau se gorge d'espérance et je renais.

Je t'offre mon visage pour que tu le façonnes.

Qu'il ressemble à celle que je dois devenir.

Mes yeux ont épuisé leurs larmes de désuétude,

Se sont fermés sur un passé éteint, se sont ravisés.

Ils s'ouvrent de nouveau, intacts, clairs,

Comme un miroir qui perd son tain, et donne accès au monde.

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.../...

 

Le ciel bleu, plus bleu encore, encore bien plus.

Voilà, oui. Ce bleu là. 

Chut, ne dis rien. Ferme un peu les yeux.

Allonge-toi. Respire.

Doucement. Reste. Surtout ne parle pas.

Souviens-toi de ce ciel, souviens-toi de ce bleu.

Respire-le. Tu fais corps avec lui.

Sens comme il t'aspire. Ne résiste pas. 

Vas, envole-toi, toujours plus haut.

Va mon amour.

N'aie pas peur, n'aie plus peur.

Jamais. 

.../...

 

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Le soleil s'est assis sur l'horizon ardent

De son pinceau de feu, a peint un lac de sang

Puis a plongé dans son tableau

Pour qu'il en soit encore plus beau

Au lieu de quoi, l'ombre passant

A volé soleil, lac, pinceau !

De l'oeuvre ne reste qu'un instant

Dans la mémoire des enfants

Qui tous disent : 'Que c'était beau !'

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